Une virée à Minca

Une virée à Minca

 

Une semaine de plus à Santa Marta, agrémentée cette fois d’une virée de deux jours à Minca, toujours avec Jacques et Marie. Minca est un petit village perché à 600 m environ, sur les contreforts de la Sierra Nevada de Santa Marta, à une demi-heure de taxi sur une route qui se transforme en piste montant dans la forêt. Ça fait du bien de se mettre au vert, et l’atmosphère est tout de suite moins étouffante qu’en ville. A l’arrivée, nous posons nos sacs au « Rancho de la Luna », tenu par Maria. Nous dormirons tous les quatre dans le « dortoir » du bas, au sol de mosaïque. Le Rancho de la Luna est une maison ronde à la structure en bambous, sur quatre étages, surmontée d’un toit de feuilles de palmes tressées. « El sueño de toda mi vida », nous raconte maria, le rêve de toute sa vie qui se concrétise, dans cette maison dont elle a dessiné les plans, et pour laquelle elle a utilisé une variété de bambous de la région de Medellin, plus solides que les locaux pour la construction. Maria la veut non seulement maison d’hôtes, mais aussi lieu où circulent de bonnes énergies, où se pratiquent yoga, massages ayurvédiques, reiki, etc.

 

Bambous ...

 

Rancho de la Luna

 

Minca est connu pour être un départ de randonnées, mais la grande boucle que nous faisons dès le jour de notre arrivée, qui nous ramène à la nuit, est déjà presque tout ce que le coin peut offrir. Il y a un fort potentiel, mais il n’est pas exploité, avec seulement deux chemins, et qui ne permettent pas de sortir de la forêt pour avoir une vue sur les hauts sommets à près de 5700 m de la Sierra Nevada de Santa Marta. Peut-être cela viendra-t-il ? En attendant, cette grande boucle un peu improvisée nous mène de cascades en fincas de café (de la variété « castillo », mais cultivé en bio paraît-il), qui étagent leurs terrasses gagnées sur la forêt tropicale. A Camaño, Alejandro, un Colombien qui parle un très bon français nous hèle et nous invite à un « tinto » chez lui. Il nous vante la vue depuis sa maison sur les hauts sommets de la Sierra Nevada, Pico Colomb, Pico Bolivar, mais l’après-midi est déjà bien avancé, et la brume a pris ses quartiers depuis la fin de matinée. Il faut monter tôt le matin, nous conseille Alejandro.

 

Un morpho, qui cache ses belles ailes bleues

 

Plus facile à photographier que les papillons ...

 

 

 

 

Fincas de café

 

Cueillette

 

Séchage

 

Brume toujours ...

 

 

 


 

Le lendemain, nous caressons presque l’espoir de voir les montagnes, en étant raisonnablement matinaux, et en montant jusqu’à Campaño en moto-taxi pour gagner de la hauteur. Mais nous devrons rebrousser chemin sur la piste avant d’avoir pu dépasser les nuages. Les soirées sont fraîches à Minca, c’est étonnant car nous ne sommes après tout qu’à 600m, mais la Sierra toute proche doit laisser dévaler des courants d’air froid. Et c’est agréable aussi, de pouvoir contempler les lumières de Santa Marta, en devinant la marina, et le port, et le trafic des cargos, dans la fraîcheur de la nuit peuplée du crissement des insectes nocturnes.

 

Départ en moto-taxi ...

 

Et arrivée une demi-heure plus tard, sans pertes en ligne !

 

Une belle fougère arborescente

 

 

 

L'école en forêt

 

 

"Des oiseaux menacés par la destruction de la forêt et l'invasion d'espèces non natives comme le pin"

 

La vue sur Santa Marta depuis le Rancho de la Luna

 

 

Le matin, les singes hurleurs et les toucans se font entendre. Notre dernière balade est pour le « Pozo Azul », qui court, de cascades en vasques d’eau claire. Une belle ambiance règne, avec de grands arbres qui semblent sereins. Avant de partir, Maria nous donne de grandes poignées d’herbes aromatiques, citronnelle, origan, basilic. Et Nelson, un de ses fils, joue les guides dans leur jardin, sur lequel il pratique les méthodes de l’homathérapie.

 

Maria à la préparation d'une spécialité roborative : "arepas con huevos"

 

 

Moment délicat : faire entrer l'oeuf dans la galette de maïs sans le casser ... avant de passer le tout à la friture

 

Visite guidée du jardin avec Nelson

 

Philippe au Pozo Azul

 

 

Pont de fortune après la chute d'un arbre du gabarit de celui de la photo précédente

 

L'arrivée d'un monstre ...

 

En redescendant sur Santa Marta, le chauffeur de taxi se tortille sur une salsa portoricaine lancée à fond de haut-parleurs dans la voiture. On aime, alors il nous offre le CD en cadeau avec une dédicace, « para bailar en la alta mar » (pour danser en haute mer !). Arrivé en ville, il fait un détour chez lui pour passer chercher son fiston, qui l’aide ensuite à porter quelques sacs jusqu’aux bateaux. Un bon prétexte pour se faire offrir l’apéro sur Hic Nunc !



02/12/2011
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