Villa de Leyva : une villégiature colombienne

Villa de Leyva : une villégiature colombienne

 

Lundi 26 septembre 2011, la montre a sonné de très bonne heure dans notre chambre de la « Casa vieja », pour aller prendre le bus de 4 heures 30, en direction de Tunja, situé sur la route de Bogota, à environ 250 km au sud-ouest de Cocuy. Nous sommes peu à embarquer à Cocuy. Un vendeur ambulant attend les clients du bus pour un « tinto » matinal, gardé au chaud dans de grandes bouteilles thermos. Nous quittons les hautes montagnes avec un peu de nostalgie. Le trek aurait sans doute été plus « grandiose », dans une nature sauvage, que les balades à la journée que nous avons pu faire. Mais ce séjour dans la Sierra Nevada del Cocuy aura été en contrepartie une expérience un peu plus « humaine », avec la rencontre des gens de la montagne et la découverte d’un peu de leur vie.

Le voyage est long, un peu plus de 9 heures pour un peu moins de 300 km ! La route est pleine de trous, et bien souvent amputée : si ce n’est pas un éboulement de pierres côté montagne, c’est carrément la route qui s’est effondrée avec l’affouillement de ses fondations côté ravin. Et presque tous les kilomètres, des panneaux « fallas geologicas » expliquent désabusés pourquoi la route est chiffonnée comme un vulgaire ruban. Pour faire face à cette nature puissante, le service des routes semble bien démuni … On ne croise que quelques rares employés, avec un équipement très sommaire, des pelles, des pioches et des brouettes, un camion de temps en temps. Apparemment, ce n’est pas une priorité politique …

 

Mais néanmoins on ne s’ennuie pas pendant ce voyage, avec des paysages changeants, des arrêts fréquents dans les villages, une pause petit-déjeuner « para recargar el tanque » nous dit l’aide du chauffeur en se tapant sur le ventre. On perd les ponchos et les chapeaux en perdant de l’altitude, puis on les retrouve quand le bus en reprend, pas de doute, la corrélation semble bonne ! Le paysage prend des allures de Lozère, avec de gros blocs de granite, et des vaches dans des prés verts. Peu avant d’arriver à Tunja, nous traversons Duitama, ville industrielle où sont implantées des usines Renault. C’est vrai que le nombre de voitures Renault qui sillonnent les routes est frappant. Il paraît même que Renault est considérée comme une marque Colombienne ici ! Dans les campagnes, les R 9, 19, 12 et même 6 rehaussées (elles ont le cul en l’air), et les 4L sont encore légion. Peut-être que ces modèles ont été fabriqués ici plus longtemps qu’en France ? Dans les villes, on voit des modèles plus récents, Clio, Twingo, Logan, etc. Tunja est une ville « moderne » dans le mauvais sens du terme, assez défigurée par du béton anarchique. On passe à côté du campus universitaire avant de descendre au terminal de bus. Après 9 heures de « vallenato » (un type de chanson populaire de Colombie, plutôt rythmée, avec de l’accordéon souvent, et du « corazon » toujours) à haute dose dans le bus, on est mûrs pour pendre haut et court le premier accordéoniste venu par ses bretelles … Mais on n’en a pas le temps : un arrêt rapide pour prendre les horaires de retour à Santa Marta (18 heures de bus en perspective …), et nous nous faisons happer par un « collectivo », minibus d’une douzaine de places qui nous dépose 1h30 plus tard à Villa de Leyva.

 

Sortie d'école en uniformes

 

 

Sur la route ...

 

A Villa de Leyva, c’est encore un tout autre aspect de la Colombie que nous découvrons. Fondée en 1572, Villa de Leyva est l’une des villes coloniales les plus anciennes du pays, et aussi une des mieux conservées. Rues pavées, murs passés à la chaux, portes et fenêtres vert foncé, toits de tuiles, tout est bien entretenu. L’activité est presque entièrement basée sur le tourisme, mais Villa de Leyva garde quand même un certain charme authentique, avec des ruelles calmes, où des bougainvilliers plantureux mettent des touches de couleurs aux balcons, ou bien prospèrent dans de jolis patios ombragés qu’une porte ouverte laisse entrevoir. Comme beaucoup de villes coloniales, Santa Marta notamment, Villa de Leyva est organisée de façon très géométrique, en « cuadras » (des pâtés de maisons carrés) délimités par un réseau de rues parallèles entre elles : des « calles », recoupées perpendiculairement par des « carreras ». Nous sommes encore à plus de 2000 m d’altitude, et le climat nous convient très bien : chaud mais sans trop dans la journée, et frais le soir. C’est la villégiature après la chaleur moite de Santa Marta, et le froid mordant de la Sierra Nevada del Cocuy ! Bref, nous pensons poser nos gros sacs ici pendant quelques jours, histoire de découvrir le coin.

 

 

La "plaza mayor" de Villa de Leyva, un carré dans la grande largeur

 

Villa de Leyva vue depuis "El Santo"

 

Nous sommes en semaine, et hors saison, Villa de Leyva est donc tranquille. Le week-end, elle est investie par de nombreux Colombiens de Bogota, la capitale n’est qu’à 3 ou 4 heures de bus. Certains y ont des résidences secondaires. C’est un haut lieu touristique pour les Colombiens eux-mêmes. Villa de Leyva doit son succès à son charme bien sûr, à son climat sympathique, mais aussi à la guérilla, car c’était encore jusqu’il y a moins de dix ans, une des seules régions sûres de Colombie : d’anciens présidents y ayant leurs résidences, la route depuis Bogota était gardée, et la présence de militaires était un gage de sécurité.

Le soir, le choix est cornélien entre les nombreux restaurants, presque vides, et dont les serveurs jouent les rabatteurs des rares passants dans la rue. Les cuisiniers et serveurs sont en général très jeunes, et on demande le pourquoi à une serveuse, qui nous explique que Villa de Leyva est un endroit réputé où les frais émoulus des écoles de cuisine de Bogota, de Tunja, et de Villa de Leyva même, viennent faire leurs armes. Et de fait, on sent vraiment une recherche de goûts et de présentation, presque du restaurant gastronomique et pour des prix qui restent honnêtes pour la Colombie, et bien moins chers que l’équivalent en France.

Ça c’est pour le soir, et dans la journée, nous baladons un peu. Nous louons pour pas cher des VTT qui ne valent pas plus, pour faire une petite boucle autour de Villa de Leyva. Les terrains sont calcaires, et les serres de tomates qui ont fleuri dans la région ces dernières années et ponctuent de blanc ce paysage assez aride nous rappellent un peu l’Andalousie. Sur le retour, nous nous arrêtons à un petit site archéologique : « El Infiernito ». C’est un site précolombien des Indiens Muiscas, qui occupaient cette région du Boyaca jusqu’à l’arrivée brutale des conquistadors. Des rangées de pierres face à face servaient a priori de calendrier solaire pour déterminer les périodes de récoltes, avec la mesure de l’ombre portée des pierres sur le sol. Il y a aussi des pierres dressées de toutes tailles en forme de phallus, signe de fécondité. Bon, c’est un site modeste, mais sa découverte est assez récente et nous permet de commencer à prendre conscience de l’infinie richesse des cultures de ces civilisations indigènes, honteusement massacrées par les conquistadors Espagnols …

 

Notre "crèche" dans une des maisons d'hôtes coloniales

 

 

Une autre place

 

 

En balade au-dessus de Villa de Leyva


Le calendrier solaire des Indiens Muiscas à El Infiernito

 

Retour à Villa de Leyva, et toujours les 4L ...

 

Au fil des jours, notre villégiature à Villa de Leyva va finalement durer presque une semaine. Il faut dire que l’on s’y sent bien, et que nous sympathisons avec Pierre, un Belge professeur de guitare et concertiste de viole de Gambe en retraite, et sa compagne Luz Stella (dite aussi Stellita), une Colombienne professeur de violon à Bogota. Ils sont venus pour quelques jours à Villa de Leyva. Nous irons ensemble visiter le Couvent de la Candelaria, à une trentaine de kilomètres de Villa de Leyva. La chauffeuse de taxi est curieuse de nos habitudes françaises, et nous pose plein de questions : qui sont « les bons » et « les méchants » en politique, est-ce que les différends politiques se règlent par les armes comme ici ??? C’est là que l’on mesure quand même des différences culturelles certaines entre nos deux pays, et qui ne nous apparaissent pas forcément de prime abord quand on reste dans le superficiel d’une visite touristique. Il parait qu’en Colombie, tout le monde est armé.

Nous arrivons au couvent de la Candelaria, fondé en 1597 dans une plaine désertique à l’époque, par le frère Mateo del Gado, qui a vécu plus que centenaire. Quelques moines y vivent encore, et tout a bien été restauré, presque trop, et un hôtel de luxe occupe une aile de la bâtisse. Ça contraste avec les anciennes cellules de moines creusées dans la roche et très ascétiques, conservées pour le décorum. Bref, cette visite ne nous emballe pas plus que ça ! Plus épicuriennes sont nos visites matinales à la « Pasteleria franceza », une boulangerie-pâtisserie tenue par Patrice, un Français. Ses croissants sont vraiment très très bons, bien meilleurs que tous ceux qu’on a pu goûter en Colombie (si, c’est objectif ! la viennoiserie et la pâtisserie sont loin d’être les points forts du pays …), et bien meilleurs aussi que bon nombre de ceux que l’on peut trouver en France. D’ailleurs cette pâtisserie est connue et bien appréciée, et pas seulement par les chauvins que nous pourrions être ! Les clients défilent, locaux compris. Le samedi matin, ce sont même des bus entiers de touristes colombiens qui viennent faire le plein de tarte au chocolat, pains aux raisins, éclairs, religieuses, etc. En plus la salle est sympathique, décorée de photos noir et blanc de Paris, et de musiciens de jazz. Etre attablés avec Pierre et Stellita devant un panier de croustillants croissants est une bonne occasion d’en savoir un peu plus sur la Colombie. Rien de tel que de rencontrer un(e) francophone qui vit avec un(e) Colombien(ne), et qui pourra venir au secours de notre espagnol flageolant ! On parle de politique. La Colombie est en pleine campagne électorale, et fait dans le pragmatique, car toutes les élections auront lieu le même jour, le 30 octobre prochain, et au suffrage universel : maires et conseillers municipaux, « gobernadores » (les gouverneurs des départements, la Colombie en compte 32), chambre des sénateurs, et assemblée. Dans les bureaux de vote, les gens reçoivent un bouquet de cartes, une par type d’élections, avec des cases à cocher pour les candidats choisis. C’est apparemment assez compliqué, et Estellita nous raconte que lors de précédentes élections, de nombreux électeurs n’avaient finalement pas voté une fois dans l’isoloir, n’ayant pas compris quoi cocher, ou ayant eu peur de se tromper. Ce qui nous explique la présence, sur les nombreuses affiches électorales des non moins nombreux candidats qui « décorent » jusqu’aux plus petits villages, de cases cochées avec le nom du parti et le numéro du candidat, pour indiquer aux gens comment faire. Peut-être aussi y a-t-il pas mal d’analphabétisme dans certains endroits. La politique a cependant l’air compliqué, et le pouvoir est tenu majoritairement par de grandes familles, qui font partie de la haute classe : l’estratto n°6. L’estratto définit la classe sociale de chaque Colombien, et est numéroté de 1 à 6, du plus pauvre au plus riche. La corruption est monnaie courante, et de nombreux hommes politiques de tous poils sont impliqués dans des affaires. Ceci explique en partie le fort taux d’abstention, les gens étant assez blasés de leurs politiciens.

 

Le grand patio du couvent de la Candelaria

 

Raquira, la ville de la poterie, et ses nombreuses échoppes

 

Un potier à l'ouvrage

 

Photo souvenir avec Pierre et Stellita


 

La pâtisserie de Patrice : une bonne adresse !

 

On parle de plein d’autres choses encore, de la sécurité dans le pays par exemple. En réfléchissant un peu, je me dis qu’il y a encore deux ans, l’image que j’avais de la Colombie était celle d’un pays de forêts impénétrables, avec des guérilléros en armes prenant des gens en otage. Avec bien sûr le cas d’Ingrid Bétancourt, la « Jeanne d’Arc ». Elle n’est pas du tout bien vue en Colombie, d’après ce que l’on comprend, les gens lui reprochent d’une part de s’être jetée dans la gueule du loup en allant dans une zone où elle n’aurait pas dû aller en bravant les consignes de prudence, et d’autre part d’avoir focalisé les moyens et les médias autour de son cas, occultant les autres otages, plus anonymes. En quelques années néanmoins, et surtout avec les deux présidences de Alvaro Uribe, de 2002 à 2009, la sécurité dans le pays s’est beaucoup améliorée. La guérilla s’est affaiblie, les paramilitaires se seraient en grande partie démobilisés, sauf dans certaines zones où ils règnent encore, sur la bordure Pacifique, ou dans le bassin amazonien par exemple. Les routes sont globalement devenues plus sûres, voyager en bus reste une aventure du point de vue des horaires et de l’état de la chaussée, alors qu’avant, les gens risquaient d’être détroussés en chemin. Dans les villes aussi la sécurité s’est améliorée, même si elles gardent leurs quartiers chauds. A Bogota, il en est où on risque tout simplement sa peau, où la violence est reine, et où les narcotrafiquants peuvent venir piocher une main d’œuvre facile et pour laquelle la vie n’a pas de prix. A Bogota, il y a aussi les enfants des rues qui n’ont où dormir que les devantures de magasins, et Pierre nous raconte que certains commerçants avaient engagé des tueurs pour les éliminer car ça faisait mauvais effet. Il y a tout ça, la violence, la pauvreté. Il y a aussi la gentillesse des gens, leur envie que leur pays améliore son image à l’étranger. Pays complexe et très contrasté, on est bien loin de pouvoir en comprendre toutes les ficelles en peu de temps …

Pour discuter de tous ces sujets, l’aide de Pierre est bien précieuse. Néanmoins, à être « baignés » dans l’espagnol depuis plus de trois semaines, les oreilles commencent à s’habituer à la musique de la langue, et notre langue à se délier. Et ça fait plaisir ! Car être handicapés de la communication est vraiment très frustrant … Et ici, en Colombie, il vaut beaucoup mieux vaut parler un mauvais espagnol qu’un bon anglais, considéré ici comme la langue des « gringos » …

 

Une "finca" (une ferme) sur les hauteurs de Villa de Leyva

 

 

Pollux Colombien ...


Samedi 1er octobre, nous savourons un bon café expresso dans un petit magasin de Villa de Leyva, « La cultura del café », tenu par de jeunes Colombiens qui veulent promouvoir le « bon café » dans leur pays. Car la Colombie produit beaucoup de café, et des bons cafés, des arabicas uniquement, mais qui partent pour l’exportation (c’est le deuxième exportateur mondial après le Brésil). Les Colombiens utilisent une autre variété de café, plus rustique et résistante au soleil et aux maladies, le « castillo », qui sert à faire le « tinto », le « jus » de tous les jours, un café léger et sans goût très prononcé, qu’ils consomment le plus souvent avec du sucre, et du lait. A la Cultura del café, nous pouvons apprécier les saveurs de cafés venus des différentes régions caféières de Colombie : Nariño, Popayan, etc. En fin d’après-midi, nous montons dans un taxi 4x4 qui nous conduit, en une demi-heure de chemin chaotique, à « El Arca Verde », à une vingtaine de kilomètres de Villa de Leyva. C’est là que Pierre (encore un !), un Français (encore un !), s’est installé avec sa compagne Colombienne, Mariela. Ils en ont fait un petit oasis de vie en harmonie subtile avec la nature : Pierre a construit une maison ronde, faite de matériaux naturels trouvés à proximité (pierres, bois, bambous, terre séchée, etc.), et de matériaux de récupération : le toit est rendu étanche avec de vieilles affiches électorales (comme quoi la politique peut quand même servir à quelque chose d’utile …), recouvertes ensuite de « barbe », un genre de lichen gris clair qui pousse sur les arbres et leur donne des airs de grands sages. L’ensemble est esthétique et se fond bien dans le paysage. Autour de la maison, un grand jardin, où les plantes en mélange, légumes et fleurs, arbres et herbes, trouvent leur équilibre. Et un peu plus loin, un grand arbre étale son ombre sur un petit monticule, un lieu sacré où les Indiens, dont des Kogis venus de la Sierra Nevada de Santa Marta, viennent faire des cérémonies. Mariela travaille sur l’édition 2012 d’un calendrier lunaire adapté à la latitude de la Colombie, et qui donne des repères pour les cultures pour chaque jour de l’année : quand tailler, semer, amender, etc. et aussi ne rien faire ! Pierre cultive son jardin selon les méthodes de la permaculture, et organise des stages à « El Arca Verde ». Le mot « permaculture » a été inventé en 1978 par Bill Mollison, un écologiste australien et un de ses élèves, David Holmgren, par contraction d’« agriculture permanente » ou de « culture permanente ». L’idée de base est que la production agricole s’effectue selon des méthodes économes en énergie, et respectueuses des êtres vivants et de leurs relations réciproques : pas de labours profonds qui déstabilisent les sols, associations de cultures, évidemment pas de pesticides, etc. Et au-delà de la production agricole, la permaculture est une philosophie d’intégration harmonieuse de l’habitat, de l’humain, des plantes, des animaux, des sols et de l’eau, pour créer des sociétés durables. Une solution d’avenir ?

 

El Arca Verde

 

 

 

Une maison très nature

 

Notre "alcôve" comme dans un petit champignon

 

 

Pierre nous embarque pour une grande boucle à pied, qui passe par des pierres où des peintures indiennes anciennes sont encore visibles, suit un « chemin tellurique » emprunté par les Indiens, passe dans le lit d’une rivière, longe de larges cultures de plantes ornementales (la Colombie est le 2ème exportateur derrière la Hollande pour les fleurs), croise une ancienne « trapiche » (une fabrique artisanale de « panela », le sucre de canne non raffiné) où l’on peut encore voir les emplacements de cinq chaudrons en série. Le jus de canne coule de l’un à l’autre en perdant son eau jusqu’à se verser dans des moules où il se solidifie.

 

En route !

 

Des personnages encore visibles

 

Une finca à l'ancienne

 

 

Une "trapiche" désafectée

 

Ces trois jours que nous passons à « El Arca Verde » sont tellement loin du bateau … Et pourtant, pas tant que ça finalement ? Notre voyage en bateau était aussi une recherche d’un autre type de vie, avec moins de besoins qu’à terre, à rencontrer d’autres gens ayant aussi peut-être cette démarche. Sur ce dernier point, on est assez déçus, car la tendance des navigateurs est à avoir de plus en plus de matériel sur des bateaux de plus en plus gros et de plus en plus luxueux. L’époque des « vagabonds des mers » semble révolue, au moins dans ces routes des mers, très courues, que l’on a expérimentées jusque là. Mais « un autre monde est possible », peut-être, comme à El Arca Verde, à essayer de vivre en harmonie, le mieux possible, avec la nature, et avec ses idées. Cultiver et entretenir son jardin, ou plutôt ses jardins, lieu de culture, lieu de vie, et jardin intérieur, voilà qui nous donne des idées à méditer pour la suite du voyage et son « après » terrestre …

 

Cueillette de "barbe"

 

Pierre et Mariela

 

 

Le voisin de Pierre et Mariela ramenant au bercail le cheval cavaleur ...

 

Philippe en méditation sous l'arbre sacré ...

 

Prendre soin de son jardin ...

 

Mardi 4 octobre, il est temps de redescendre de ce « paradis » sur terre, même si nous serions restés volontiers plus longtemps. Mais Sahaya nous attend, et d’autres coins de Colombie aussi. Après un dernier expresso à « La cultura del café » à Villa de Leyva, nous reprenons la route de Tunja pour attraper le bus retour pour Santa Marta …

Le taxi nous attend, nos sacs y sont déjà

 

 



31/10/2011
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